Le Projet

Le projet

Le projet Civilinum est un programme de recherche à l’initiative de Valérie Carayol, Professeure des Universités et Aurélie Laborde, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, toutes deux membres du laboratoire MICA de l’Université Bordeaux Montaigne, qui vise à documenter et analyser les manifestations d’incivilité liées à l’usage d’outils et de dispositifs de communication numériques dans un cadre de travail.

Le projet est financé par la Région Nouvelle Aquitaine, l’université Bordeaux Montaigne, l’AFNOR et La Caisse d’épargne Aquitaine Poitou Charente. Il regroupe des chercheurs de quatre centres de recherche :
  • Le centre de droit comparé du travail et de la sécurité sociale COMPTRASEC UMR 5114 CNRS – Université de Bordeaux.
  • Le laboratoire de Psychologie, Santé et Qualité de Vie, EA 4139 de l’Université de Bordeaux
  • Le laboratoire de Psychologie de la Socialisation – Développement et Travail, Toulouse 2 Jean Jaurès, EA 1697
  • Le laboratoire pluridisciplinaire Culture, sport, santé, société (C3S), EA 4660 de l’Université de Besançon.

Il fait suite au projet DEVOTIC, auquel le laboratoire MICA avait participé, qui était financé par l’Agence nationale de la recherche ( ANR) et qui a mobilisé des laboratoires de recherche  de cinq universités : Bordeaux Montaigne, ESCP EAP, Université de Toulouse, de Pau et des Pays de l’Adour, Ottawa. Les travaux de ce projet qui traitait des phénomènes de connexion et de déconnexion aux TIC, ont permis à l’équipe du MICA de mettre en évidence, dans le milieu de travail, des phénomènes de malaise et de risques psycho-sociaux chez des cadres, liés à la recrudescence de pratiques numériques provisoirement qualifiées d’inciviles.

Ce projet a donc été bâti à partir du constat de la survenue de nombreuses incivilités numériques au travail, des difficultés de régulation rencontrées par les entreprises pour y faire face et d’un déficit de recherche sur ce phénomène émergent, qu’il a semblé important de combler.

Nos questions de recherche :

  • Quelles sont les conditions de survenue (situations, événements, cadres d’action, temporalités) et les manifestations majeures des épisodes d’incivilités numériques?
  • Quelle place est faite à l’analyse collective de ces difficultés dans les organisations  ?
  • Quelles formes de réflexivité et de connaissance sont construites à partir de ces événements ?
  • Quelles régulations organisationnelles et communicationnelles sont mises en place ou envisagées ?
  • Quelles adaptations des outils numériques de communication seraient envisageables pour palier certains problèmes identifiés ?
  • Comment le droit se saisit il du phénomène des incivilités numériques au travail ? Le peut-il ?

Les incivilités numériques seront notamment appréhendées comme miroir ou symptôme d’un travail « en souffrance». L’analyse portera notamment sur les ressorts organisationnels, institutionnels et communicationnels de ce phénomène.

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