Tables rondes sur la prévention des incivilités numériques

Les 5 et 6 juillets derniers, une partie des membres de l’équipe Civilinum se sont retrouvés dans les locaux bordelais du réseau Les Entreprises Pour la Cité pour l’animation de 6 tables rondes.

22 intervenants, professionnels et chercheurs, ont participé à ces tables rondes et se sont exprimés sur les thématiques suivantes : Quelles sont les principales formes d’incivilités numériques qui surviennent dans les relations internes ? Dans les relations avec les publics externes ? Pourquoi s’en préoccuper ? comment les identifier ? Comment les prévenir ?

L’objectif de ces tables rondes est d’alimenter un livre blanc sur “la prévention des incivilités numériques” qui sera publié fin 2018. Ce document consistera en une synthèses des échanges et comprendra des exemples d’incivilités numériques, des méthodes d’analyse et d’identification, des bonnes pratiques etc. Il vise à sensibiliser les organisations et à fournir des éléments de cadrage et d’identification pour l’action.

Image issue du compte Twitter du réseau Les Entreprises Pour la Cité

Avis de publication : courrier électronique et risques professionnels

Les risques liés aux usages internes du courrier électronique : quels enjeux pour la qualité de vie au travail ?

Article publié par Aurélie Laborde dans la revue de l’Anact

Disponible ici.

Extrait : ” Les cadres sont plus nombreux à déclarer être agacés voire excédés par certaines pratiques. Il semble que plus on monte dans la hiérarchie, plus l’agacement s’intensifie, notamment concernant la mise en copie abusive, l’absence de formules de politesse, les fautes d’orthographe, l’excès de pièces jointes et l’agressivité. Le questionnaire et les groupes de discussions ont permis d’identifier un ensemble de problématiques concrètes qui appellent un cadrage organisationnel. Les problèmes rencontrés peuvent être hiérarchisés différemment selon les individus mais un consensus apparaît sur les principaux dysfonctionnements et sur la nécessité de donner un cadre. Ils se divisent en deux grandes catégories : la forme des messages, d’une part (contenus ou formes inappropriés), et les mésusages (usages inappropriés), d’autre part.”

 

 

Avis de publication : livre sur les risques psychosociaux

Psychosocial Risks in Labour and Social Security Law

Auteur : Loïc Lerouge

Résumé : This book studies a range of legal systems and compares them on their ability to deal with psychosocial risksat work. The book looks at prevention of psychosocial risks from a labor law perspective and at compensation and reparation from a social security law perspective. It pays special attention to the topic of bullying in the work place, which is currently the subject of most legal summons.

This book presents the views on the subject from leading national and international experts and provides an in-depth coverage of legal systems used in Southern and Northern European countries, as well as Canada and Japan to deal with this topic.

The topic of psychosocial risks at work has received much attention recently, both from the general public, the press, and those working in the legal arena. It is difficult for lawyers to deal with the issue of psychosocial risks at work due to the multifactorial and subjective features involved.

Avis de publication : article sur les incivilités par messagerie électronique

Les incivilités numériques par messagerie électronique

Article rédigé par Delphine Dupré.

Disponible ici

Extrait : “Les travaux disponibles sur la messagerie font état d’une disparition des formules traditionnelles de politesse. Ces recherches font référence plus ou moins implicitement aux travaux de Goffman. Dans son ouvrage paru en 1974, le sociologue insiste sur l’importance des marques rituelles de courtoisie pour préserver la face des interactants lors d’une conversation. L’aspect très « dépouillé » de la majorité des mails révèle le primat de la rapidité de la communication sur la qualité de l’attention portée à sa forme (Bailly et al., 2002). Gramaccia (2013) explique ce constat par le fait que les usagers se sentent moins contraints par les codes de réciprocité et de courtoisie qui structurent traditionnellement les relations hors ligne.”

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